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En longeant le canal de Marseille


Campagne Pastrè - Marseille - 8ème
Il a été construit au milieu du XIXe siècle sous la direction de l'ingénieur Franz Mayor de Montricher, amenant ainsi depuis le 8 juillet 1849 les eaux de la Durance.
Ici dans le 8ème arrondissement une des branches de ce canal qui passe par les quartiers de la Valbarelle, Saint-Tronc, le Redon, Mazargues et la Madrague de Montredon où il termine sa route en rejoignant la mer. Quel parcours depuis son point de prise d'eau en Saint-Estève Janson, avec au passage le franchissement de la vallée de l'Arc par l'acqueduc de Roquefavour !!

Nicolas et Jean : ils sont forts

Ces deux forts bâtis à l'entrée du vieux port avaient pour fonction de protéger la ville des envahisseurs. Ils ne furent pratiquement jamais engagés dans un conflit militaire : ce qui explique le bon état de conservation. Les Marseillais étant hostile à Louis XIV, les canons furent longtemps dirigé vers la ville pour mater toute rébellion.

Proctection contre la peste et le cholèra



Il semblerait que ce soit pour marquer le centenaire de la peste de 1720 que ces statuettes de la Vierge furent placées au coin des rues. Une épidémie de choléra en 1835 renforça l'implatation de ces statuettes.

Tu tires ou tu pointes ? Non ! Je chante

Ce vallon abritait un boulodrome. Eugène Silvain, un acteur de la comédie française et sa femme Madeleine, chanteuse, remarquèrent qu’ils entendaient distinctement les boulistes au fond du vallon. Madeleine descendit dans le vallon et entonna "La Marseillaise" pour confirmer les vertus accoustique du lieu. Son mari décida d’y implanter un théâtre de plein air. La première eut lieu le 14 juillet 1923.
Malgré une rénovation récente, ce théâtre en plein air de 2 800 places était bel et bien à l'abandon. La faute à une poignée de riverains peu ouverts à la culture et ses "nuisances" : bruit tardif et problèmes de stationnement.
En 2013 le théatre Silvain devrait prendre toute sa part aux festivités de la Capitale Européenne de la Culture avec des spectacles peu "bruyants".


Anse de la Fausse Monnaie - Marseille - 7ème

De beaux dialogues


Jusqu'à la fin de l'année 1975 . . . on pouvait entendre ceci :
L'acheteur : "Il me dit rien votre poisson"
La poissonnière : "Et qu'est ce que vous voulez qu'il vous dise ? Maman peut-être !

A partir de 1981 . . . on peut entendre ceci :
GÉRONTE: "Que diable allait-il faire à cette galère ?"
SCAPIN: "Vous avez raison, mais hâtez-vous."
GÉRONTE: "N'y avait-il point d'autre promenade?"
SCAPIN: "Cela est vrai. Mais faites promptement."
GÉRONTE: "Ah, maudite galère !"
SCAPIN: "Cette galère lui tient au cœur."

Les fourberies de Scapin - Molière - un des spectables de la première saison - 1981

Quai de Rive Neuve - Marseille - 7ème

Faux vrai nom

J'ai cherché, j'ai cherché et au final je n'ai rien trouvé de précis concernant l'origine du nom de ce lieu : l'anse de la fausse monnaie (c'est vrai que le coin est propice à des activités louches ! ! ! ). Plusieurs explications plus ou moins fantaisistes sont données.
Et puisque nous sommes à Marseille autant choisir celle-ci : ce lieu à appartenu à Monsieur Fausse et à Monsieur Monnet.
Corniche Kennedy - Marseille - 7ème

Pour le folklore ? pas tant que ça

Mener : verbe français couramment employé pour amener et emmener :"Docteur, je vous ai amené le petit, parce qu'il est fatigué".
Grain : nom français qui, en parler méridional, désigne plus précisément un petit morceau de sucre : "Combien tu veux de grains dans ton café".

Sans oublier :
"Passer à l'heure des brousses" - arriver en retard
"Couler l'eau" - transpirer
"Faire le fier" - snober

Extrait "Le parler marseillais" - Robert Bouvier

Fanal

En 1644, à la demande des armateurs marseillais, on érigea une tour de vigie destinée à être repérée des navires de commerce depuis 20Km de la rade de Marseille. C'est à la pointe occidentale du rempart et sur l'emplacement de la maison du guet que l'on édifia la "Tour ronde", appelée "Tour du Fanal".


Fort Saint-Jean - Marseille - 2ème

Une autre époque

Les expositions coloniales furent organisées au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle dans les pays européens. Elles avaient pour but de montrer aux habitants de la Métropole les différentes facettes des colonies.

Les expositions coloniales donnaient lieu à des reconstitutions spectaculaires des environnements naturels et des monuments d'Afrique, d'Asie ou d'Océanie.

Marseille a acceuilli deux expositions coloniales : la première en 1906, du 14 avril au 18 novembre, et qui reçue 1 800 000 visiteurs et la seconde en 1922 (initialement prévue en 1916),du 19 avril au 19 novembre. Ces deux expositions se déroulèrent dans ce qui est actuellement le Parc Chanot et le Parc des Expositions. De ces deux expositions il ne reste que la grille du Parc Chanot.
Quant à l'utilité de ces expositions et les conditions humaines dans lesquelles les reconstitions étaient faites : c'est une autres histoire.

Cartes Postales provenant de ma collection

Monumental

Si la gare Saint Charles a été inaugurée en 1848, il fallut attendre 1925 pour qu'un escalier permette un acces direct au boulevard d'Athènes.

Cet escalier de 15,5 mètres de haut avec 104 marches est entrecoupé de 7 paliers plus ou moins vastes.
Allégorie féminine représentant Marseille colonie grecque - Auguste Carli

Au pied de l'escalier six petits groupes en bronze sculptés par Henri Raybaud représentant les produits de la région Provence (ici la pêche)

Marseille - 4ème

Temple de l'opérette

Le "Théatre des Variétés", a son début "Les Folies Marseillaises", est une des plus anciennes salle de spectacle de la ville. Son heure de gloire a été pendant l'entre deux guerres avec l'opérette et le music-hall, puis il est devenu un cinéma tout en restant un théatre avant de finir dans les années 70 par être un cinéma-porno. Actuellement "Le Variété" est un cinéma d'art et d'essais.
37,rue Vincent Scotto - Marseille - 1er

Maison voyageuse

Cet Hôtel particulier construit en 1535 pour Louis Cabre, négociant et consul, est l’une des maisons les plus anciennes de Marseille. En 1943 les Allemands détruisent la quasi-totalité des ruelles bordant la rive nord du Vieux-Port. L'Hôtel ainsi que d'autres bâtiments à valeur historique réchappent à la destruction.

Pendant la recontruction du quartier en 1954 elle fut déplacée d’un seul bloc sur vérins et tournée à 90° pour être dans l’alignement des rues actuelles (d'où les deux noms de rue inscrits sur la façade)

Marseille - 2ème

Au numéro 8


C'est sur l'emplacement d'un ancien couvent d'Ursulines (connues sous le nom d'Augustines) que pendant la Révolution habitèrent la mère et les soeurs de Bonaparte.


Places des Augustines - Marseille - 2ème

Histoire d'eau


Pour approvisionner correctement la ville en eau, ce n'est qu'en 1838 durant le mandat du maire Maximin-Domique Consolat que sont élaborés divers projets pour le creusement d'un canal qui améne l'eau de la Durance. C’est celui de l’ingénieur des Ponts et Chaussées Franz Mayor de Montricher qui est retenu. Il aura fallu 10 ans pour réaliser les travaux.

Dès la construction en 1839 on imagine un château d’eau monumental à la gloire de cette eau si précieuse. C’est le projet de l’architecte Henry Espérandieu qui est choisi.
Le groupe central est, avec ses dix mètres de hauteur, une œuvre de Jules Cavelier. Il représente un char émergeant du château d'eau, tiré par quatre taureaux de Camargue. Sur ce char sont représentés trois personnages allégoriques féminins : fièrement campée au centre la Durane et d'une taille plus petite deux autres personnes qui représentent le blé et la vigne .

Palais Longchamp - Marseille - 4ème

Hôtel "particulier"

L'hôtel de ville présente une particularité : il ne possède pas d’escalier d’accès du rez-de-chaussée au 1er étage. Pour accéder au 1er étage, il faut passer par l’immeuble situé derrière l’hôtel de ville, les deux bâtiments sont reliés par un pont. L'ouvrage originel était en bois. Il fut remplacé par une galerie en pierre, œuvre de l’architecte Esprit-Joseph Brun (1782 à 1786).

Le but était de séparer volontairement la "loge" des marchands qui siégeaient au rez-de-chaussée, des échevins au premier étage.
La rue séparant les deux bâtiments s’appelle rue de la loge.

Marseille - 2ème

Un hôte célèbre

En 1515 fit escale sur l'îlot d'If le premier rhinocéros connu en Europe. C'était un cadeau du Roi du Portugal au Pape Léon X. Durant cet arrêt de nombreux curieux, dont François 1er, vinrent voir la bête. Mais le navire qui le conduisit vers sa destination finale fit naufrage. Le Pape Léon X reçut bien un rhinocéros, mais empaillé.

Albrecht Dürer a immortalisé l'événement - gravure sur bois



Ile d'If - Marseille

Pour une nuit kitsch


Crée en 1925, ce petit palace fut transformé en hôtel familial géré depuis quatre générations par la même famille. Dans les années 60, un peintre profita de son séjour pour re-décorer les chambres, offrant ainsi une ambiance originale pour chacune d’entre elles (soit régionale, romantique ou exotique) et en prime : chambres avec vue sur mer et sur le château d'If
Au moins, ça change des chambres impersonnelles et standardisées des chaînes hôtelières !

La Corniche - Marseille - 7ème

G P M M


Bien seules et tristes ces grues sur le quai. Inactives, elles ne sont là que pour le "décor". Des grues plus performantes ont pris le relais.

Quai Jean Charcot - Marseille - 2ème


Meunier tu dors, ton moulin, ton moulin....

En 1596, on comptait une quinzaine de moulins. Au milieu du XIXe siècle la ville fit raser les bâtiments existants afin de créer une place architecturalement homogène avec ses arbres, ses bancs, son jeu de boules, et plus tard son école lui conférant un caractère villageois
Place des moulins - Marseille - 2ème

Politiquement correct


Rue "rompe cul" autrefois, rue Beauregard maintenant, sans doute pour la bonne moralité de la ville

Marseille - 2ème